Les connaissances sur l'épidémiologie de l'infection à VIH s'affinent en même temps que l'on comprend mieux les mécanismes sociaux qui favorisent le risque de contamination, lesquels sont d'ailleurs en évolution constante de région en région. Malgré certaines avancées spectaculaires en termes d'accès aux traitements, les effets de l'épidémie demeurent dévastateurs dans les régions les plus vulnérables, notamment en Afrique sub-saharienne. Pourtant, la fatalité n'existe pas dans ce domaine: on sait comment réduire la transmission et améliorer la prise en charge des malades. Encore faut-il que les connaissances engrangées par les scientifiques, les experts et les acteurs de terrain débouchent non sur des décisions politiques, mais sur de véritables actions politiques.
Il faut développer les moyens financiers, humains et matériels qui permettront de développer les modalités spécifiques de prévention là où ils sont efficaces. Il faut accélérer l'accès aux traitements et organiser l'ensemble de la chaîne de soins (formation des soignants, disponibilité des traitements et des moyens techniques, information des malades, soutien des proches). Pour accélérer la dynamique de recul du VIH, il est essentiel d'encore améliorer le travail de collaboration entre l'action des gouvernements et celles des acteurs de terrain, la myriade d'initiatives associatives ou privées qui demeure le socle de la réponse au sida.
mercredi 2 décembre 2009
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